Arrêtez confrères, frères cons et autres congénères cons génitaux !
Stoppez cette battue ignoble ! Cet être est si fragile, porcelaine au milieu de la politique d’égout…
On se croirait à une chasse aux sans papiers…
Brice Hortefeux ne ferait pas de mal à son prochain.
Tout homme est son frère.
Souvenez-vous ingrats ! Il a aidé tous ces bougres victimes du mal du pays à regagner leurs jungles sauvages, leurs nations en guerre, leurs patries sous dictatures à bord d’avions spécialement affrétés par ses soins. Un coup de pied au cul en guise de billet.
Un brave homme. Ne vous méprenez pas.
Ce digne serviteur de l’Etat est victime d’une grosse mascarade, il a prononcé ces paroles imbéciles sous la contrainte et la pression insupportable de gros auvergnats à moustaches, sous la pression d’une fin d’été propice à une ratonnade, pardon une pantalonnade. Peu importe la pression, peu importe d’où elle vienne, cet homme est sensible. Il a peur de la foule.
Bon qu’est ce qu’on lui reproche ?
J’ai vu la vidéo et les sous-titres correspondants. Au début, je dois l’avouer, j’ai cru à un nouveau canular de Gérald Dahan.
On voit Brice, pull d’un pur bleu clair, délicatement déposé sur sa carrure somme toute moyenne, une fine chemise rayée coquette pour la guinguette, ses cheveux en arrière à la Emile & Images, un style en osmose dans l’ambiance méchoui du dimanche.
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Goût vestimentaire de chiotte ?
Je ne m’engagerai pas sur ce terrain…
Brice se promène, déambule avec son pote Copé attifé de son éternel costume de vendeur de bagnoles, un faciès véritable appel à la violence... Des sympathisants approchent, meuglent. Parmi le troupeau, une cible. Brice observe l’étranger, pardon le militant. Sa première phrase est un compliment sur la taille robuste de l’intrus, pardon du militant, « il est beaucoup plus grand que nous en plus… ».
« Plus grand que nous « en plus » … » En plus de quoi ? Oui là je ne sais pas… le jeune homme est bronzé, peut-être revient t-il de vacances ? Evidemment Brice ce n’est pas Brice de Nice, à côté il a la tronche d’un lait caillé... En plus de quoi alors ? Mystère…
Brice poursuit « il ne correspond pas du tout au prototype … ».
Est-ce qu’il existe un prototype ? Et lequel évoque Brice ? Non ? ! Vous croyez qu’il parle du même prototype sur lequel Jean-Marie le Pen déblatère dans ses discours nauséabonds, autour desquels le parfum xénophobe flotte comme une vieille rengaine : l’arabe de banlieue, un couteau entre les dents, nez fourchu, regard de tueur, persécuteur de flics, dealer, suceur d’allocs, voleur de sacs ? Non… pas le ministre de l’Intérieur... pas lui...
Bon passons, c’est certainement une erreur. Brice poursuit, pose pour la photo, lève le bras droit, oui le bras droit… pour se recoiffer je crois, il attend le petit aigle sortir, et ajoute réjouit « il en faut bien un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes… ».
Pourquoi « il en faut un » ? L’UMP a un quota ? Un arabe toutes les cent photos ? « Quand il y en a un ça va » ? Pourquoi ? Faut avoir peur de ce barbare, pardon ce militant, quand il se promène en famille ? ! « C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » ? Ah bon, ce profane, pardon ce militant, attaque en bande ? Il existe des places où cette brute immigrée, pardon ce militant, vit spécialement ? Ils ont des casquettes ? Des baskets ? Des chiens d’attaque ? Ils piquent notre boulot ? Ils inquiètent notre belle France rance recroquevillée dernière ses tas de fumiers ? Ils sont responsables de la crise ? Ils ne sont pas français ? Ils ne sentent pas le vieux béret et la croûte de Camembert ? Ils …
Non, Brice n’a pu induire et sous entendre cet immondice, ce tas de préjugés hideux, cette crasse tortueuse, cette infamie dégoulinante de haine sous-cutanée, non, ce n’est pas possible, pas autant de fientes en si peu de mots…
Et ces amis du gouvernement le défendent par vents et travers ? Surtout de travers… Ah… surtout Copé, ça c’est moins étonnant. Et l’arabe, pardon le militant, il a dit quoi ? ! Ah il préfère sa tunique UMP que ses origines mises à mal…
Brice, un chic type...
Arrêtez confrères, frères cons et autres congénères cons génitaux !
Stoppez cette battue ignoble ! Cet être est si fragile, porcelaine au milieu de la politique d’égout…
On se croirait à une chasse aux sans papiers…
Brice Hortefeux ne ferait pas de mal à son prochain.
Tout homme est son frère.
Souvenez-vous ingrats ! Il a aidé tous ces bougres victimes du mal du pays à regagner leurs jungles sauvages, leurs nations en guerre, leurs patries sous dictatures à bord d’avions spécialement affrétés par ses soins. Un coup de pied au cul en guise de billet.
Un brave homme. Ne vous méprenez pas.
Ce digne serviteur de l’Etat est victime d’une grosse mascarade, il a prononcé ces paroles imbéciles sous la contrainte et la pression insupportable de gros auvergnats à moustaches, sous la pression d’une fin d’été propice à une ratonnade, pardon une pantalonnade. Peu importe la pression, peu importe d’où elle vienne, cet homme est sensible. Il a peur de la foule.
Bon qu’est ce qu’on lui reproche ?
J’ai vu la vidéo et les sous-titres correspondants. Au début, je dois l’avouer, j’ai cru à un nouveau canular de Gérald Dahan.
On voit Brice, pull d’un pur bleu clair, délicatement déposé sur sa carrure somme toute moyenne, une fine chemise rayée coquette pour la guinguette, ses cheveux en arrière à la Emile & Images, un style en osmose dans l’ambiance méchoui du dimanche.
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Goût vestimentaire de chiotte ?
Je ne m’engagerai pas sur ce terrain…
Brice se promène, déambule avec son pote Copé attifé de son éternel costume de vendeur de bagnoles, un faciès véritable appel à la violence... Des sympathisants approchent, meuglent. Parmi le troupeau, une cible. Brice observe l’étranger, pardon le militant. Sa première phrase est un compliment sur la taille robuste de l’intrus, pardon du militant, « il est beaucoup plus grand que nous en plus… ».
« Plus grand que nous « en plus » … » En plus de quoi ? Oui là je ne sais pas… le jeune homme est bronzé, peut-être revient t-il de vacances ? Evidemment Brice ce n’est pas Brice de Nice, à côté il a la tronche d’un lait caillé... En plus de quoi alors ? Mystère…
Brice poursuit « il ne correspond pas du tout au prototype … ».
Est-ce qu’il existe un prototype ? Et lequel évoque Brice ? Non ? ! Vous croyez qu’il parle du même prototype sur lequel Jean-Marie le Pen déblatère dans ses discours nauséabonds, autour desquels le parfum xénophobe flotte comme une vieille rengaine : l’arabe de banlieue, un couteau entre les dents, nez fourchu, regard de tueur, persécuteur de flics, dealer, suceur d’allocs, voleur de sacs ? Non… pas le ministre de l’Intérieur... pas lui...
Bon passons, c’est certainement une erreur. Brice poursuit, pose pour la photo, lève le bras droit, oui le bras droit… pour se recoiffer je crois, il attend le petit aigle sortir, et ajoute réjouit « il en faut bien un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes… ».
Pourquoi « il en faut un » ? L’UMP a un quota ? Un arabe toutes les cent photos ? « Quand il y en a un ça va » ? Pourquoi ? Faut avoir peur de ce barbare, pardon ce militant, quand il se promène en famille ? ! « C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » ? Ah bon, ce profane, pardon ce militant, attaque en bande ? Il existe des places où cette brute immigrée, pardon ce militant, vit spécialement ? Ils ont des casquettes ? Des baskets ? Des chiens d’attaque ? Ils piquent notre boulot ? Ils inquiètent notre belle France rance recroquevillée dernière ses tas de fumiers ? Ils sont responsables de la crise ? Ils ne sont pas français ? Ils ne sentent pas le vieux béret et la croûte de Camembert ? Ils …
Non, Brice n’a pu induire et sous entendre cet immondice, ce tas de préjugés hideux, cette crasse tortueuse, cette infamie dégoulinante de haine sous-cutanée, non, ce n’est pas possible, pas autant de fientes en si peu de mots…
Et ces amis du gouvernement le défendent par vents et travers ? Surtout de travers… Ah… surtout Copé, ça c’est moins étonnant. Et l’arabe, pardon le militant, il a dit quoi ? ! Ah il préfère sa tunique UMP que ses origines mises à mal…
Brice, un chic type...